AAC: Côte d’Ivoire : Imaginaires et défis d’une « Grande nation stable »
Dossier coordonné par Francis Akindès (Université Alassane Ouattara/Transformation For Development Institute.T4DI) et Ousmane Zina (Université Alassane Ouattara, Département de Science politique)
Modalités de soumission :
- Propositions d’articles à envoyer avant le 15 juillet 2026 aux coordonnateurs du dossier aux adresses suivantes : francis.akindes@gmail.com, zinaousmane@gmail.com
- Articles de 55.000 signes maximum (notes et espaces compris). Voir Consignes aux auteurs: Soumettre à la revue – Politique africaine
- Articles inédits en français ou anglais appuyés sur des recherches de terrain.
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Le 27 Octobre 2025, Alassane Ouattara remporte l’élection présidentielle ivoirienne. Cette victoire ouvre, selon ses soutiens du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), la perspective d’un deuxième mandat sous la troisième République. Ses adversaires y voient, au contraire, un quatrième mandat constitutionnellement illégal, révélateur de tensions politiques persistantes[1].
Depuis l’ouverture pluraliste amorcée en 1990 avec le rétablissement du multipartisme, la Côte d’Ivoire s’est engagée dans une trajectoire politique marquée par une instabilité structurelle faite de tensions récurrentes et de crises majeures[2]. Trois séquences critiques ont particulièrement structuré cette historicité conflictuelle : le coup d’État militaire de décembre 1999[3], qui met fin à l’hégémonie politique du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) ; la rébellion armée de septembre 2002[4]qui consacre la partition territoriale du pays ; et la crise post-électorale de 2010-2011[5], issue de la contestation des résultats présidentiels et débouchant sur une guerre de succession étatique d’une extrême violence.
Aux trois décennies post-indépendance (1960-1990), caractérisées par une stabilité autoritaire adossée au « compromis houphouëtiste[6] » — combinant redistribution clientéliste, centralisation du pouvoir et coexistence pacifiée des diversités ethno-régionales — ont ainsi succédé plus de trois décennies de recomposition incertaine de l’ordre politique. Ce basculement historique peut être lu comme le passage d’un régime d’hégémonie stabilisée à une phase de réinvention conflictuelle du « soi collectif » national, où l’identité politique ivoirienne se reconfigure dans et par la violence[7].
Le travail de reconstruction engagé depuis 2011 a permis un retour progressif à une normalisation sécuritaire, marqué par la fin des affrontements armés et la réunification territoriale effective en 2017[8]. Toutefois, cette pacification relative ne s’est pas nécessairement accompagnée d’une réconciliation aboutie. Mémoires blessées, justice transitionnelle sélective, fractures politiques latentes et méfiances intercommunautaires continuent d’alimenter les imaginaires de la « crise sociopolitique ».
Dans ce contexte, l’ambition affichée par le président Alassane Ouattara de projeter, à partir de 2025, la Côte d’Ivoire dans la construction d’une « Grande nation stable » prend un relief particulier. Ce nouveau projet national semble s’inscrire dans une quête renouvelée de paix sociale et politique, car bien d’autres l’avaient précédé[9]. Seulement, ce dernier prend forme dans un environnement régional fragilisé — notamment aux frontières septentrionales— mais aussi dans un contexte national marqué par des dynamiques économiques robustes depuis 2011, contrastant avec des fragilités sociopolitiques internes persistantes.
Les conditions controversées de participation de plusieurs leaders de l’opposition à l’élection présidentielle ont toutefois révélé des malaises politiques profonds. L’issue du scrutin a accentué des asymétries multidimensionnelles dans l’arène partisane : déséquilibres financiers de campagne, disparités électorales, majorité parlementaire écrasante du RHDP, faibles capacités institutionnelles de blocage de l’opposition, inégalités d’implantation territoriale et domination symbolique du récit légitimant le pouvoir en place.
C’est sur ce terreau d’asymétrie des rapports de force que se projette la fabrique politique d’une « Grande nation stable », ambition qui interroge à la fois les conditions de consolidation démocratique et les modalités de production d’un nouvel équilibre sociopolitique et culturel durable.
Dans ce numéro de Politique africaine, la lecture du terreau politique de cette « Grande nation » privilégie quatre (4) angles d’analyse :
Les enjeux d’économie politique et le rapport au compromis houphouëtiste. L’économie politique de la Côte d’Ivoire demeure structurellement marquée par une forte centralisation du pouvoir, héritée du modèle houphouëtiste de gestion de l’État. Ce système a indéniablement favorisé, durant plusieurs décennies, une croissance économique soutenue ainsi qu’une capacité de décision rapide, portée par un exécutif fort. Toutefois, ses limites sont désormais bien identifiées : déficit de transparence dans la gouvernance publique, concentration des ressources, et approfondissement d’inégalités socio-territoriales persistantes. C’est dans ce contexte que, pour son mandat 2025-2030, le président Alassane Ouattara formule une ambition stratégique qu’il résume en ces termes : « Bâtir une grande nation stable, ambitieuse et solidaire. » Quels sont les ressorts économiques de cette nouvelle rhétorique de grande nation ? Et quels sont les mécanismes susceptibles d’en contrarier la mise en œuvre ? La projection d’une Côte d’Ivoire aspirant à dépasser la simple « solidarité » pour accéder au statut de « Grande nation » marque-t-elle vraiment une rupture avec l’économie morale et politique du compromis houphouëtiste, ou révèle-t-elle au contraire sa persistance sous des formes renouvelées au sein du pouvoir actuel ?
Recompositions du champ démocratique et digitalisation du débat public. L’analyse des élections présidentielles et législatives de 2025 constitue un révélateur privilégié des recompositions du champ démocratique ivoirien. La lecture croisée de ces deux scrutins met en évidence une asymétrie marquée des forces partisanes, interrogeant à la fois les stratégies électorales différenciées des partis et la structuration réelle de la compétition politique. Au-delà des résultats chiffrés, ces consultations renseignent sur la capacité concurrentielle du pluralisme, la vitalité organisationnelle de l’opposition et les conditions effectives d’une alternance démocratique. En outre, ces recompositions ne peuvent être dissociées des règles institutionnelles du jeu électoral. Le rôle des organes de gestion des élections, l’équité dans l’accès aux ressources de campagne et les réformes électorales récentes pesant directement sur la crédibilité compétitive du système.
Aussi, la question du renouvellement générationnel du personnel politique qui fut une problématique majeure[10] constitue-t-elle encore aujourd’hui en Côte d’Ivoire l’un des enjeux structurants de la recomposition du champ politique ivoirien. Depuis la disparition de Félix Houphouët-Boigny en décembre 1993, la scène politique nationale est restée durablement dominée par une même génération de leaders, héritiers directs — réels ou revendiqués — du « père de la nation[11] » ou son opposant : Henri Konan Bédié décédé en 2023, Laurent Gbagbo, figure centrale de l’alternance conflictuelle (2000-2011) et Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011. La longévité politique de cette génération a eu pour effet de différer l’émergence d’une relève pleinement autonome, maintenant la compétition électorale dans un face-à-face récurrent entre héritiers, dissidents et opposants du système originel. Dans ce contexte, la séquence électorale de 2025 apparaît, aux yeux de nombreux observateurs, comme le possible dernier cycle de confrontation directe entre les survivants politiques de cette génération fondatrice ou signe d’un épuisement de la korocratie[12] des trente dernières années. Dès lors, la problématique du renouvellement générationnel se pose avec acuité. Elle dépasse la simple biologie des acteurs pour interroger la capacité de transformation du système politique lui-même. Elle renvoie à la transition entre un ordre politique structuré par la mémoire de l’houphouëtiste et un ordre en gestation, dont les principes de légitimité, les référentiels idéologiques et les formes d’ancrage social restent à définir. En découle de fait la question centrale suivante : Les nouvelles figures émergentes incarnent-elles une rupture programmatique et générationnelle, ou prolongent-elles les réseaux, les pratiques et les imaginaires politiques de la génération fondatrice ?
Un autre fait marquant des dernières séquences électorales réside dans l’entrée en scène massive du marketing politique digital. Jamais, en Côte d’Ivoire, le numérique n’avait occupé une place aussi centrale dans la production des imaginaires politiques. Cette irruption du numérique dans le champ politique est constitutive en Côte d’Ivoire et en Afrique de ce que Tony Roberts et Tanja Bosch qualifient de « citoyenneté digitale[13]». Les médias classiques semblent progressivement perdre la bataille du contrôle de l’opinion au profit des réseaux sociaux numériques renforcés par de nouvelles formes de production de l’information politique, notamment via l’usage de l’intelligence artificielle.
Dans la perspective des élections présidentielles et législatives, les rivalités internes aux partis comme la compétition inter-partisane se sont incontestablement déplacées vers ces plateformes numériques. La digitalisation du débat public transforme ainsi l’espace public virtuel en objet politique à risque, désormais placé sous surveillance régulatrice. Qui sont les nouveaux « influenceurs » politiques en Côte d’Ivoire (profils sociologiques, trajectoires) ? Comment se construisent leur légitimité et leur audience ? Comment le marketing politique digital reconfigure-t-il la compétition électorale en Côte d’Ivoire ? En quoi la centralité croissante du numérique transforme-t-elle la fabrique des imaginaires politiques ?
Voix de la périphérie et décentralisation en Côte d’Ivoire. En Côte d’Ivoire, la décentralisation se veut une politique majeure d’inclusion territoriale et de développement équilibré[14]. Elle vise à corriger les disparités régionales héritées de la centralisation administrative, en faisant du niveau local un levier stratégique de transformation économique et sociale. Dans sa dimension politique, elle ambitionne de renforcer la démocratie de proximité, la participation citoyenne et la redevabilité des autorités locales. Dans un contexte post-crises, elle est en outre présentée comme un instrument de consolidation de la cohésion sociale et de stabilisation politique. Toutefois, l’analyse du modèle ivoirien révèle une tension structurelle entre les ambitions affichées et les pratiques effectives. Le système politique reste marqué par une forte culture de centralisation des décisions, héritée du modèle houphouëtiste et reconduite dans ses reconfigurations contemporaines. Cette décentralisation oscille entre transfert réel de compétences et simple déconcentration administrative, validant ainsi la thèse d’une « sémi-décentralisation[15] » en Côte d’Ivoire. Au total, la décentralisation ivoirienne que l’on pourrait qualifier de « mi-figue mi-raisin » se situe dans un entre-deux et suscite de ce fait quelques interrogations : Que nous dit-elle des échelles de participation citoyenne ? Les élus locaux sont-ils des entrepreneurs territoriaux ou des relais politiques du pouvoir central ? La décentralisation réduit-elle effectivement les inégalités régionales ou les reconfigure-t-elle ? Contribue-t-elle à la consolidation de la paix dans les territoires marqués par les crises passées ? Quels sont les effets de la décentralisation sur la redevabilité politique ? Quelle est la place de la société dite civile dans la dynamique de cette décentralisation et dans la gouvernance locale ?
Les arts et le politique. Le monde artistique et le monde politique apparaissent comme deux mondes apparemment distincts mais qui peuvent être en interactions discrètes ou manifestes[16]. Particulièrement, depuis l’ouverture pluraliste des années 1990 en Côte d’Ivoire, les relations entre musique et politique se sont révélées particulièrement étroites, au point de constituer deux champs intrinsèquement imbriqués[17]. L’expression musicale s’est alors imposée comme un espace de médiation politique, fonctionnant à la fois comme miroir des tensions sociopolitiques, registre de dénonciation des abus de pouvoir et instrument de mobilisation collective. Au-delà de la dimension esthétique, la relation de l’art à la politique et de la politique à l’art en Côte d’Ivoire, considérée comme un champ, au sens bourdieusien du terme, peut être lue à travers les grilles d’analyse croisées de Jacques Rancière[18] et de Gramsci[19]. Outre le rôle politique de la musique suffisamment documenté en Côte d’Ivoire, les productions artistiques —graffitis, cinéma, séries télévisées, vidéastes, arts plastiques, humour, slam, littérature — constituent des formes alternatives, encore insuffisamment problématisées, d’écriture de la participation citoyenne et du rapport au politique. Elles participent pleinement de la fabrique de l’espace public et de la construction de la mémoire collective en produisant des récits, des symboles et des dispositifs critiques qui contribuent à structurer les représentations sociales du pouvoir, de la citoyenneté et de la nation[20]. Dans cette perspective, ces expressions culturelles peuvent être appréhendées, à la suite des cultural studies, comme des creusets de production de sens où se négocient, se contestent et se reconfigurent les rapports de pouvoir.
Toutefois, l’évolution observée depuis les années 2000 laisse entrevoir une inflexion significative des postures critiques. Le street art en contexte post-crise, tout comme certaines productions musicales contemporaines, semble moins structuré par une logique de confrontation frontale que par une logique de reconstruction symbolique[21]. Les œuvres participent à la sensibilisation à la cohésion sociale, à la citoyenneté et au vivre-ensemble, prolongeant un travail d’éveil des consciences dans un registre davantage pédagogique que protestataire. Cette évolution peut être interprétée à la lumière des analyses d’Achille Mbembe sur les politiques de la vie et les esthétiques de la réparation en Afrique post-conflit : l’art semble devenir alors un langage de cicatrisation sociale, contribuant à recomposer les subjectivités politiques meurtries par la violence. Ce déplacement du registre critique vers un registre plus participatif ne signale-t-il pas ainsi une transformation du rôle politique du champ artistique ? Comment, depuis les années 1990, les productions artistiques ivoiriennes ont-elles contribué à la fabrication d’une contre-hégémonie symbolique face aux discours politiques dominants, et avec quelles transformations de leurs registres critiques au fil des régimes et des crises ? Dans quelle mesure les expressions artistiques issues de l’après-crise contribuent-elles à la reconstruction du lien social, à la diffusion d’une culture de paix et à la redéfinition des imaginaires nationaux ?
Notes
[1]O. Zina, « Le caillou a-t-il été retiré du soulier de la République ? Réconciliation et Réformes constitutionnelles en Côte d’Ivoire », Afrique contemporaine, n°263-264, 2017, p.25-39.
[2] R. Banégas, et R. Marshall-Fratanie (dir.), « La Côte d’Ivoire en guerre : dynamiques du dedans et du dehors », Politique africaine, n° 89, 2003 ; F. Akindès, Les racines de la crise militaro-politique en Côte d’Ivoire, Dakar, Codesria, 2004 ; C. Bouquet,., Géopolitique de la Côte d’Ivoire, Paris, Armand Colin, 2005 ; F. Akindès, « Côte d’Ivoire since 1993 : The Risky Reinvention of a Nation », in A. Raufu, A. Mustapha et L. Whitfield (dir.), Turning Points in African Democracy, Londres, James Currey, 2009, p. 31-49 ; M. McGovern, Making War in Côte d’Ivoire, Chicago, The University of Chicago Press, 2011 ; T. Bassett, « Winnnig Coalition, Sore Loser : Côte d’Ivoire’s 2010 Presidential Elections », African Affairs, vol. 110, n° 440, 2011, p. 469-47.
[3]G.-A. Kieffer, « Armée ivoirienne : le refus du déclassement », Politique africaine, n°78, 2000, p.26-44.
[4]R. Banégas et B. Losch, « La Côte d’Ivoire au bord de l’implosion », Politique africaine, n°87, 2002, p.139-161, p.139-161.
[5] M. McGovern, op.cit., T. Bassett, op.cit.
[6] F. Akindès, Les racines de la crise militaro-politique en Côte d’Ivoire, Dakar, Codesria, 2004.
[7] F. Akindès (dir.), Côte d’Ivoire. La réinvention de soi dans la violence, Codesria, 2011.
[8]O. Zina, « Transition sécuritaire et production bric-à-brac de l’ordre post-guerre en Côte d’Ivoire », Politique africaine, n°167, 2022, p.97-117 ; F. Akindès, « Introduction au thème. ‘’ On ne mange pas les ponts et le goudron’’. Les sentiers sinueux d’une sortie de crise en Côte d’Ivoire », Politique africaine, n°148, 2017, p.5-26
[9] B. Losch, « La Côte d’Ivoire en quête d’un nouveau projet national », Politique africaine, n°78, 2000, p.5-25.
[10]J.-P. Daloz (dir.), Le (non-) renouvellement des élites en Afrique subsaharienne, CEAN, Bordeaux, 1999.
[11]J.-F. Havard, « Tuer les ‘’pères des indépendances’’. Comparaison de deux générations politiques post-indépendances au Sénégal et en Côte d’Ivoire », Revue internationale de politique comparée, vol.16, 2009, p.315-331.
[12]R. Banégas et C. Popineau, « The 2020 Ivorian Election and The “Third-Term” Debate : A Crisis of “Korocracy” ? », African Affairs, vol. 120, n° 480, 2021, p.461-477.
[13] T. Roberts et T. Bosch, Digital Citizenship in Africa. Technologies of Agency and Repression, ZED, London, 2023.
[14]M. Soumahoro, « Construction, reconstruction territoriale et décentralisation en Côte d’Ivoire (2002-2009) », Espaces et sociétés, n° 160-161,2015, p.51-66.
[15] C. Eisenmann, Cours du droit administratif (1966-1967), tome 1, Paris, LGDJ, 1983, p. 287.
[16] I.N., Demirel, and O. Altintas, « Relationship Between Art and Politics », Procedia – Social and Behavioral Sciences, 51, p.444–448.
[17] Voir M.-C. Adom, « Jeux de mots, jeux de rôles, tours de paroles : de la promotion d’un nouvel ordre dans le zouglou, poésie urbaine de Côte d’Ivoire », Autrepart 73(1), 2015, p.139–155 et Y. Konaté, « Générations Zouglou », Cahiers d’Études africaines, n°168, 2002, p.777-796.
[18]L’art devient un dispositif de reconfiguration du sensible et du politique et agit politiquement en transformant la perception du monde (Rancière, J. 2000).
[19] L’art comme instrument idéologique, participe à la construction ou à la contestation du pouvoir (Gramsci, A. 1978).
[20] A. Aterianus-Owanga et S. Moulard, « Introduction au thème. Cherchez le politique…Polyphonies, agencéité et stratégies du rap en Afrique », Politique africaine, n°141, 2016, p.5-25.
[21]L. Montaz (2025). ‘’3 étoiles, 4 mandats’’ : la CAN23, analyse d’un moment hégémonique , Politique africaine, n°177, p.165-187.
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OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
vincentfoucher (5 juin 2026). AAC: Côte d’Ivoire : Imaginaires et défis d’une « Grande nation stable ». Politique africaine. Consulté le 12 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16ckk


